Petra. Le mot, à lui seul, résume tout ce qe l'on peut en dire, depuis que le site a été rédécouvert par les européens au XIX ème siècle. Tous les livres vous le disent : on y trouve " de magnifiques grès rouges diaprés de veines jaunes, bleus, noires ou blanches." Bien évidemment, les images ne rendent pas tout mais elles valent bien, dans ce cas là, un long discours.
Remercions donc les Nabatéens d'avoir eu cette superbe idée de faire de ce Wadi Musa le lieu de leur nécropole et de leur capitale. Ils nous offrent aujourd'hui un spectacle magique.

Mais Pétra c'est aussi un site "open". En effet, au soir du deuxième jour, nous nous sommes fait cette réflexion que nous avions pu aller partout et tout faire; nous pencher au dessus des citernes profondes, grimper au sommet des falaises, nous glisser sous les rochers coincés, nous aventurer dans des siqs étroits. Nulle part un personnage coiffé d'une casquette et armé d'un sifflet, pas la moindre chaine, pas le plus petit bout de corde, pas de panneaux menaçants. Ah si, une simple pancarte à l'entrée d'un parcours dans le lit d'un torrent qui invite les promeneurs à ne pas emprunter ce passage en cas de pluie ou de ciel menaçant. Un groupe de français s'était fait surprendre il y a quelques années. De la même façon, on ne peut plus gravir au sommet du Deïr depuis qu'une touriste française y a fait une chute mortelle.
Il semblerait que nous avons perdu l'habitude, en France, d'assumer notre propre sécurité depuis que partout on trace des lignes, on tend des cordes, on pose des barrières, on colle des affiches, on poste des gardes. Eh oui, à force de vouloir tout réglementer, nous devenons un peuple d'assistés incapables de gérer notre sécurité personnelle.
- C'était pas marqué qu'il ne fallait pas se pencher !
- Ah bon... Quelle horreur !

Album : Pétra 1, Pétra 2, Little Pétra.